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L'avant match

06/11/2018 à 17:15

Nouvelle rubrique sur Actufoot ! Une fois par mois, nous partons à la rencontre de plusieurs entraîneurs, pour leur demander leur avis sur un aspect de la vie de groupe, sur la tactique ou encore, sur l'entraînement. Pour cette troisième, nous avons évoqué un nouvel aspect essentiel pour un coach : comment réussir sa causerie d'avant-match ?

Un coach en freestyle ?

Toi, joueur. Avant le match, dans les vestiaires, tu t’assieds et tu écoutes le discours du coach. Tu es concentré sur ses paroles, pendu à ses lèvres, déjà dans la partie. Lui, entraîneur. Il est là, présent devant le groupe attentif, il gesticule, il met de l’intention, il veut te faire passer un message. Ses mots sont forts, percutants, ils te touchent en plein cœur. La motivation monte, tu as des fourmis dans les jambes, plus rien ne peut t’arrêter. Ça y est ! Tu es prêt. Prêt à entrer sur le terrain pour donner ta vie pour lui. Oui… la causerie peut parfois changer un match, dans le bon comme dans le mauvais sens. Mais est-ce quelque chose de naturel pour un entraîneur ? Y-a-t-il une part d’improvisation ? Est-ce travaillé ? De quelle manière ? Combien de temps à l’avance ? Plusieurs entraîneurs livrent leurs méthodes.

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Pour Grégory Campi, l’entraîneur de la R2 de l’AS Monaco, « il y a un peu des deux. C’est travaillé mais il y aussi de l’improvisation. Je la prépare toujours juste après le match qui précède. Par exemple, dimanche, à la fin de la rencontre contre Draguignan, j’étais déjà sur la causerie du match de dimanche prochain. Après, au cours de la semaine, j’ai des flashs ou des petits détails qui me viennent, je les note, et les rajoute dans mon discours ». Il faut donc une semaine de préparation à ce coach pour mettre au point son discours, c’est dire l’importance de ce moment de causerie. Même si elle est toujours préparée à l’avance, d’autres y consacrent un peu moins de temps, c’est le cas de Lionel Bah, coach de la N2 de l’AS St Priest : « Je la prépare toujours à l’avance, le vendredi soir après la dernière séance d’entraînement. C’est là que va se décider le groupe pour le weekend. Une fois que je connais mon groupe, je peux préparer ma causerie ».

Ce qui est sûr, c’est que l’art du discours, ça se travaille. Rien ne doit être laissé au hasard. Comme l’explique Patrice Maurel, entraîneur de la N2 de l’US Colomiers, tout doit être maîtrisé : « Il faut toujours préparer sa causerie. Il y a un truc qui me guide, c’est que tout doit être décidé. Si tu es en colère, c’est que tu l’as décidé. Si tu es heureux, c’est que tu l’as décidé. Peu importe l’émotion que tu veux faire passer, cela doit être quelque chose de maîtrisé ». En ce qui concerne la part d’improvisation, elle doit exister et avoir sa place dans la causerie. Pour cela, il faut connaître son groupe et surtout ne pas faire n’importe quoi. Tout ce qui compose le discours doit avoir un sens et un objectif. L’improvisation ? Si c’est pour faire joli, autant aller faire du rap.

Une bonne causerie = Une victoire ?

Quelle est l’importance de la causerie d’avant-match ? Influe-t-elle réellement sur le résultat ? Pour Bastien Riglaire, entraîneur des U17 Nationaux de l’Entente Feignies-Aulnoye Football Club, elle est « essentielle ». En effet, elle lui permet deux choses : « D’abord, de rappeler le projet de jeu même si on travaille toute la semaine sur ce qu’on va mettre en place le weekend. Puis, d’amener de la motivation aux joueurs (état d’esprit, motivation, vertus) ». Même son de cloche pour l’ancien joueur professionnel Lionel Bah : « Je pense que c’est un moment très important du match car ça prépare les joueurs sur le plan psychologique mais aussi sur le plan tactique et le contexte du match ». L’ancien joueur pro va encore plus loin : « Si l’entraîneur arrive à fasciner ses joueurs et faire passer un message à ce moment-clé, ça peut vous faire remporter un match. Ça représente un petit pourcentage dans la victoire, mais au niveau où on joue, ça peut être très important ».

Alors comment savoir si la causerie a été efficace ? Par le contenu d’un match ? Par le résultat de la partie ? Pour Patrice Maurel, « le rendu, c’est toujours le match ». A l’inverse, Grégory Campi, lui, relativise l’importance de ce moment d’intimité avec les joueurs. Pour l’entraîneur de l’équipe 3 de l’AS Monaco, même si « elle peut avoir un effet sur le résultat », la causerie sert surtout à « rassurer les entraîneurs ». Pour l’ex-joueur pro du LOSC, « si tu gagnes, tu peux te dire que t’as fait la plus belle des causeries. Si tu perd, tu peux aussi te dire que ta causerie n’a pas été bonne. Mais en réalité, ce n’est pas parce que tu vas faire une belle causerie d’avant-match que tu vas gagner pour autant. Pendant mes causeries, j’ai fait des choses qui peuvent paraître particulières. Pour certaines, si je vous les dévoile avant le match, vous allez vous dire qu’on ne gagnera jamais et pourtant… après celles-ci, on a fait nos plus gros matchs de la saison ».

Sans parler d’influence sur le résultat, la causerie peut aussi permettre aux coachs de savoir où en sont leurs joueurs dans un processus d’apprentissage. C’est surtout le cas chez les plus petits, en école de foot par exemple. L’éducateur de la U13 Elite de l’AS Choisy-Le-Roi, Amine Khay, en profite souvent pour tester ses footballeurs en herbe : « Chacune de mes causeries d’avant-match ont un thème en rapport avec ce que l’on travaille durant la semaine. Si le thème de la causerie d’avant-match est « déséquilibrer et finir », alors je pose la question sur le tableau : « Comment faire pour déséquilibrer le bloc adverse ? » et je leur demande de venir y répondre. Si je vois qu’ils sont complètement perdus, je me remets en question. C’est que le travail n’a pas été bien fait pendant la semaine ».

Moins c’est long, plus c’est bon !

Pour que la causerie d’avant-match soit efficace, il y a une règle à laquelle il ne faut surtout pas déroger : elle ne doit pas être trop longue ! Selon tous les entraîneurs interrogés, elle doit faire entre 4 et 15 minutes, pas plus. Pour Patrice Maurel, « la grande causerie, c’est toute la semaine. La causerie d’avant-match, c’est simplement le moment où l’on rappelle des petits points ». Grégory Campi pense la même chose : « Je ne parle pas trop de tactique car on leur en met tellement plein la tête toute la semaine… je me dis que si le staff a fait son travail alors il n’y a pas besoin de faire un rappel le dimanche ». Pour l’entraîneur du Rocher, le risque d’en proposer une trop longue, c’est de perdre l’attention de son groupe : « Quand j’étais pro, à l’époque, après 6 minutes de causerie, le coach m’avait perdu ».

Patrice Maurel qui a eu une très belle carrière de joueur, surtout en Ligue 2 (175 matchs), fait le comparatif avant/aujourd’hui : « Avec les nouvelles générations, c’est différent… A l’époque, avec Guy Lacombe, on rentrait au Stadium 2h30 avant le match car il fallait se concentrer. Aujourd’hui, c’est 25 minutes avant de sortir s’échauffer qu’on rentre dans le vestiaire. Ils déconnectent plus vite que nous avant. Arsène Wenger le disait aussi : les joueurs rentraient 45 minutes avant le match. Maintenant, pour un match qui commence à 18h, la causerie est à 16h30, elle dure 10 minutes. A 16H50, on rentre au vestiaire et à 17h15 on part à l’échauffement. La nouvelle génération est comme ça, quand c’est trop long, on les perd ».

Quel contenu ?

Grâce à tous les entraîneurs interrogés, nous avons pu faire un plan-type d’une causerie d’avant match :

  1. Le contexte du match / Le classement / Le rapport de force
  2. L’importance du match
  3. Un petit point tactique / coup de pieds arrêtés
  4. Les points forts et les points faibles de l’adversaire (facultatif)
  5. Motiver ses joueurs

Un entraîneur doit être entraînant et… surprenant !

« Je n’ai jamais fait les mêmes causeries. Mes joueurs peuvent s’attendre à tout ! Parfois, je peux ne pas participer à la causerie et ce sont trois de mes joueurs qui y participent. Parfois, je peux la donner au gardien du stade. Le plus important, c’est de faire passer ton message. Quand j’étais joueur, ça me saoulait quand je savais déjà ce que l’entraîneur allait faire en causerie d’avant-match. Ça, je ne veux pas que ça se passe avec mes joueurs ! Pourquoi ? Car si tu ne surprends plus la personne avec qui tu es marié, du jour au lendemain elle va se barrer. Il faut toujours que ce soit quelque chose de nouveau. Il faut avoir un petit grain. J’essaye de mettre cette folie-là mais il faut tout de même que ce soit cadré. J’essaye d’être concentré sur tout ce qui se passe autour de moi. Je garde toujours un petit fusible allumé, et quand quelque chose m’intéresse, je me le mets de côté pour le ressortir pendant la causerie. Je ne débranche jamais ! La prise est branchée mais l’interrupteur est sur « off » » explique Grégory Campi, entraîneur de la R2 de l’AS Monaco. L’objectif est clair, il faut surprendre pour retenir l’attention de son auditoire. Bastien Riglaire de L’Entente Feignies Aulnoye Football Club est du même avis : « Il faut les surprendre. Pour cela, il faut employer des mots forts, réussir à trouver ce qui va les toucher le plus possible. Il faut être convaincant tout simplement. Avant de faire adhérer les joueurs au projet, il faut soi-même être convaincu de ce qu’on dit ».

A chaque match sa vérité. Pour les grands événements, la technique peut être différente : « Je suis persuadé que les grands coachs, dans les grands événements, sont très relâchés. Même si ça boue, il doivent dégager une confiance. Zidane, sa force, c’est son rapport face au stress. J’avais vu un reportage sur son discours à la mi-temps de la Champions League et il dégageait beaucoup de sérénité. Dans des moments de haute tension, il a un discours rassurant. C’était lors de la finale Real Madrid – Juventus je crois. Vous pouvez regarder sa posture dans le vestiaire, c’est comme s’il allait chercher le pain le dimanche alors que je suis sûr qu’il n’a pas dormi depuis 3 jours, ni mangé. La gestion du stress, la différence se fait là. Il faut trouver le bon ton par rapport à l’événement pour que son équipe performe » s’exprime Patrice Maurel.

Autres moyens pour attirer l’attention : le ton de la voix ou les supports. « Tout dépend des entraîneurs. Certains font des causeries sur Powerpoint. Moi, parfois je prends un rétroprojecteur, parfois un tableau. Tout dépend du match, si on est à l’extérieur ou à domicile. On peut aussi retenir l’attention par le son de sa voix ou en mettant une petite vidéo porteuse. On marche au feeling ! Si on reste toujours sur le même son de voix, qu’on ne met pas trop de motivation, ça peut jouer sur l’équipe. Si à l’inverse on montre aux joueurs qu’on est dedans et qu’on est motivé, c’est comme ça qu’on arrive à leur transmette du positif » indique le coach de la N2 de St Priest, Lionel Bah.

En conclusion, pour que ça marche, il faut savoir toucher les joueurs, jouer avec les émotions. Ce que sait très bien faire le coach de la Principauté, Grégory Campi : « Je peux passer des films, des musiques, des photos… j’essaye d’aller toucher la corde sensible. Ça m’est arrivé de pleurer devant mes joueurs pour des raisons X ou Y. J’ai aussi vu des joueurs pleurer pendant ou après ma causerie. Il y a des fois où j’ai dû calmer mes joueurs car si je ne le faisais pas, ils allaient tuer tout le monde. Il faut que toi coach, tu saches ce que tu veux, et que tu arrives à le retranscrire et le faire comprendre » conclut-il. Fabrice Garin, coach de la D2F de St Malo, fait participer ses joueuses à la causerie pour les responsabiliser : « J’ai des joueuses cadres qui travaillent avec moi depuis longtemps. Elles savent comment je fonctionne. Donc plus ça va, plus je les rends actrices. Pour certains matchs, on a même fait les plans de jeu ensemble. Je leur donne les éléments sur l’équipe adverse et on met ça en place ensemble. La causerie est un peu plus longue mais c’est intéressant car ça les fait participer et réfléchir. Elles sont plus responsables et elles appliquent d’autant mieux les consignes qu’elles se sont elles-mêmes fixées ».

La forme est aussi importante que le fond

La communication verbale est importante, autant que la communication non-verbale. Il faut bouger, accompagner son discours, avoir une posture « positive » afin de mieux faire passer son message : « Je suis debout et je fais quelques gestes pour accompagner mes mots. Je suis de nature à ne pas tenir en place donc c’est plus facile pour moi. Aussi, c’est très important, je leur parle en les regardant droit dans les yeux » livre Bastien Riglaire, entraîneur des U17 Nationaux de Feignies Aulnoye. C’est à peu près la même technique du côté de l’ancien pro Lionel Bah : « Je suis debout face aux joueurs et je les regarde dans les yeux. On regarde un peu tout le monde, il faut faire attention de ne pas regarder tout le temps les mêmes joueurs ». Mais chacun sa méthode ! Le coach de l’ASM, lui, aime encore une fois surprendre et varier : « Je peux être assis sur une table de massage comme je peux être accroché au plafond. Je peux courir dans le vestiaire ou être par terre avec tous mes joueurs au milieu du vestiaire. Ça ne se calcule pas ! Par contre, il ne faut pas faire n’importe quoi. Il faut être cohérent. Je le fais car je sais où et comment les y amener » révèle-t-il.

On l’a dit : photos, vidéos, rétroprojecteur, Powerpoint, écrans… Tous les supports sont bons pour attirer l’attention de ses joueurs. Aussi, on peut se servir d’articles de presse comme l’avait fait le président de l’Olympique de Marseille Bernard Tapie en collant sur la porte du vestiaire un papier de presse d’Artur Jorge qui avait dit dans la semaine « On va leur marcher dessus ». « Je me suis déjà servi de la déclaration d’un entraîneur dans les journaux la veille, je leur disais : « Voilà ce qu’il a dit, on va leur montrer le contraire ! » » se rappelle Lionel Bah, l’entraîneur du club de banlieue lyonnaise. Autre alternative, on peut faire intervenir une personne extérieure au groupe dans la causerie d’avant-match : « J’utilise tout ce qui existe au monde. J’ai fait venir une fois un entraîneur mondialement connu, un joueur international de l’Équipe de France aussi. J’ai fait installer un écran de 15 pouces pour regarder un film. J’ai fait venir un parent, j’ai tout fait ! »

Jeunes, féminines… des différences ?

Peut-on faire la même causerie d’avant-match à des Seniors et à des U13 ? Peut-on utiliser les mêmes mots ? En U13 et en école de foot, il n’y a pas l’aspect compétition. La causerie d’avant-match a donc un autre but que celui de motiver pour gagner. « J’ai ma planification annuelle posée sur mes séances. J’essaye de faire ressortir le thème précis sur lequel on travaille à l’entraînement toute la semaine. Je pose des questions aux gamins pour les garder éveiller. Il faut vraiment être en interaction avec eux. Ma causerie est basée sur l’échange avec les enfants sur ce qu’on a vu la semaine » conseille l’entraîneur des U13 de l’AS Choisy-Le-Roi, Amine Khay. Une méthode qui diffère des entraîneurs Seniors ou du coach de la U17 National de Feignies Aulnoye qui décrit sa causerie comme une sorte de « monologue ». Pour ce dernier, « Les match sont préparés la semaine et donc les échanges se font plus pendant la semaine ».

« Avant le match, j’essaye de les motiver. Il faut vraiment être rassurant. Si vous le faites tant mieux, si vous ne le faites pas, tant pis. Je ne leur mets pas de pression, on a le droit de rater. C’est l’école de foot et donc ce qu’on voit à l’entraînement, on essaye de le voir en match. On doit leur apprendre quelque chose. Quand par exemple je veux leur faire comprendre la couverture mutuelle, alors j’en prends un ou deux, je fais une mise en situation dans le vestiaire et je leur demande de me montrer comment on se place. Avec les gamins, c’est toujours mieux d’utiliser un outil visuel. C’est plus facile d’utiliser des images pour leur compréhension » explique Amine Khay. Ayant déjà été entraîneur d’une équipe U19, l’éducateur des Hauts-de-Seine est bien placé pour expliquer la différence entre les petits et les adultes : « On n’utilise pas les mêmes mots. Les causeries sont un peu plus longues avec des termes un peu plus techniques. L’aspect compétition entre en compte et donc l’analyse de l’équipe adverse est plus importante. Par contre, que ce soit en école de foot ou chez les plus grands, la causerie d’avant-match est très importante. Il faut vraiment leur inculquer qu’un match, c’est différent d’une séance d’entraînement ».

Et entre les Masculins et les Féminines, la méthode change-t-elle ? L’entraîneur de la D2F de St Malo, Fabrice Garin, nous répond : « J’ai adapté mon discours par rapport à ce que j’ai vécu quand j’étais joueur. Avec les filles, je vais plus loin dans l’argumentation, dans l’explication. Les filles ont une approche beaucoup plus collective du jeu. Je mets donc plus l’accent sur ça, sur l’esprit de groupe, sur la solidarité. J’accorde plus d’importance à ça que ce que je pourrais le faire avec les garçons. Aussi, il faut éviter tous les propos et les mots vulgaires qu’on peut parfois utiliser entre hommes. Au contraire, il faut plutôt avoir un discours posé et clair. Après, on peut aussi avoir un discours basé sur l’agressivité, ça passe très bien, mais il faut éviter le langage familier, ça a un effet négatif sur les filles ».

Des modèles, pas les mêmes pour tous !

« Il y en a qui étaient très forts pour changer une situation. Guy Roux et Rolland Courbis par exemple sont des monstres dans ce domaine » se confie Grégory Campi, ancien pro. En effet, on se rappelle tous du retournement de situation de coach Courbis il y a vingt ans quand l’OM remontait Montpellier : 0-4 à la mi-temps, 5-4 score final. Bastien Riglaire, entraîneur des U17 Nationaux du club du Nord, choisit Diego Simeone et Antonio Conte : « On sent qu’ils vivent le truc avec énormément de ferveur et de passion ». Lionel Bah, ancien coéquipier de Didier Drogba à Guingamp, se souvient : « Il y avait Guy Lacombe qui était très bon en causerie. Il nous mettait dans le match assez rapidement. Montanier à Boulogne-sur-Mer avec Hubert Fournier faisaient aussi de très bonnes causeries, très pertinentes. Artur Jorge, lui, avait beaucoup de charisme. Il était beaucoup à l’écoute et n’avait pas besoin de beaucoup parler par rapport à son aura ». Pour Fabrice Garin, coach de la D2F de St Malo, « il n’y a pas que les entraîneurs professionnels qui font de bonnes causeries. Il y a des entraîneurs d’équipes amateurs, des chefs d’entreprises, des hommes politiques… qui peuvent être sources d’inspiration. Il y a aussi les entraîneurs d’autres sports comme Claude Onesta ».

Amine Khay, éducateur des U13 de l’AS Choisy-Le-Roy, met en avant la vidéo connue de la causerie de Pascal Dupraz avec Toulouse « Il s’est adapté à la situation. C’était le match du maintien et il est parti piquer les joueurs à vif. Et les joueurs ont gardé leurs âmes. Il a utilisé cette manière-là en les prenant par les sentiments ». Un modèle complètement décrédibilisé par Patrice Maurel « Je sais que tous les entraîneurs de France ont énormément souri quand il a mis sa causerie en ligne, un discours où il parle de la famille et fait pleurer tout le monde. C’est un truc que les gens du métier n’ont pas apprécié car ça a été médiatisé. Ça, tout le monde l’a fait, même moi, et parfois on a gagné, parfois on a perdu ». Comme quoi, il n’y a pas un modèle parfait de causerie-type, mais des causeries pour chaque situation et pour chaque groupe.

Keevin Hernandez

 

2-12
Séniors Féminines / ROUJAN CAUX A.S. environ 2 heures
Séniors Féminines / ROUJAN CAUX A.S. et 5 autres : résumés des matchs environ 2 heures
3-0
As FABREGUES U15 R1 / sportif2coeur environ 2 heures
2-7
COC MAS LAURAGAIS / As Fabrègues U17-R1 environ 2 heures
5-1
As Fabrègues U19 R2 / MONTPELLIER PT BARD environ 2 heures
0-4
MAURIN FC1 / As Fabrègues R2 environ 2 heures
0-1
As Fabrègues U17-D2 / ST MATHIEU AS environ 8 heures
As Fabrègues U17-D2 / ST MATHIEU AS : résumé du match environ 8 heures
5-1
As Fabrègues U19 R2 / MONTPELLIER PT BARD environ 11 heures
2-12
VIC-GARD.AS / As Fabrègues U13-2 environ 12 heures
2-2
ST GELY-FESC / AS Fabrègues U14 environ 22 heures
ST GELY-FESC / AS Fabrègues U14 : résumé du match environ 22 heures
georges morel a commenté Les U13-1 s'imposent à Frontignan 6-1 environ 23 heures
1-6
FRONTIGNAN AS / As Fabrègues U13 - 1 environ 23 heures
0-0
MENDE AV.FOOT LOZERE / As Fabrègues N3 environ 23 heures

LE TOURNOI DE L'AS FABREGUES

Toutes les informations sur le tournoi de l'As FABREGUES

les dates sont arrêtées, ce sera :

Le weekend de Pâques 2019, à savoir  les 21, 22 et 23 avril 2019  pour les catégorie U15 - 17

Les 29 et 30 juin pour les catégorie U11 - U13.